labicicletalatina

Un an à vélo en Amérique du Sud

Bogota D.C.

D.C. pour Distrito Capital, un nom moins charmant que Santa Fe de Bogota mais peut etre plus proche de la réalité de cette capitale, immense, moderne et vieille à la fois.

Quand on arrive en avion, on survole des grandes étandues de serres où sont cultivées des fleurs – le coeur se serre un peu en pensant à ces María qui  tentent d´échapper à un avenir de trieuse/coupeuse dans les usines de fleurs en devenant passeuses de drogue (cf. María Llena Eres de Gracia de Joshua Marston, 2004). On ne se rend d´abord pas compte de l´immensité de la ville qui colle une montagne et dont les faubourgs débordent sur les collines adjacentes. De l’aéroport,  une piste cyclable conduit au centre ville, Bogotá dispose d´un impressionnant réseau de ciclorutas, environ 120 km. Mais renseignements pris cette cicloruta serait en travaux et l´après midi etant deja bien avancée, je me laisse conduire par un colonel colombien à la retraite à la station de taxi avec tout mon chargement. On dit que les colombiens sont accueillants, effectivement à peine arrivée, j´ai déjà droit à des « ¡Se cuida Amor, si necessitas llamarme por favor! »

La réputation de Bogotá fait que j´ai besoin de quelques jours pour m´acclimater et évaluer les risques à parcourir cette ville. En journée, il n´y a aucun problème, le soir je n´ai pas essayé seule, mais les colombiens ne s´y risquent pas, osant à peine prendre un taxi dans la rue sans etre passé par une centrale de réservation.

Bogotá est riche de contrastes : la candelaria – centre historique à moitié restauré – alterne les ministères, musées, hotels de luxe et batisses en décrépitude, il y a peu, il y avait ici un bario pesado ou bidonville. Les rues sont occupées par des centaines de bus de toutes sortes, des taxis et parfois des carioles tirées par des chevaux. 

C´est assez facile de se repérer ici, les rues parallèles à la montagne sont les carreras et les perpendiculaires sont les calles numotées dans l´ordre croissant d´Est en Ouest et du Sud au Nord.

Le point commun à tous les quartiers est la présence de petits magasins e photocopies/appels téléphoniques/achat de crédit de téléphone portable/internet. Seuls les prix varient : l´appel sur un portable va de 100 pesos (4 cts d´euros) à 350 pesos… Les marchands de fruits coupés et de chips maison courents les rues! Il y a aussi le soir tombant des marchands d´agua aromatica, sorte de tisane brulante et rudemment bonne après la douche quotidienne!

Comme beaucoup de capitales, Bogotá rassemble des colombiens de toutes les régions, ce qui ne l´empeche pas d´avoir la réputation d´oublier le reste de la Colombie. De gros efforts sont faits actuellement sur le plan culturel pour mettre en valeur les régions, notamment à l´occasion du bicentenaire de l´indépendance qui sera feté le 20 juillet 2010. Bogotá est aussi le lieu de repli des familles déplacés par la violence dans leur région, ce qui accroit la pauvreté dans la ville. Le centre ville est délaissé par les classes moyennes et aisées ainsi que par les entreprises, d´ailleurs l´Alliance francaise quitte une situation très centrale pour un quartier cossu au nord.

11 04 2010 » Colombie

2 Responses

  1. Reyana avril 13 2010 @ 11 h 21 min

    Hey hey Coralie ! Bon vent et surtout fait attention à toi. Reviens vite. Biz Reyana

  2. ricardo rubio Suesca mai 6 2010 @ 0 h 23 min

    hola coralie, fue un gusto conocerte, espero podamos encontrarnos mas adelante…buena suerte con tu travesia en bicicleta…aca siempre estaran las puertas abiertas….un saludo desde CAMPO BASE SUESCA…see you.