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Un an à vélo en Amérique du Sud

De Turbo à Carthagène

[fr]Nous sommes parties lundi 19 avril pour Turbo en bus avec Maria Fernanda et nos 2 vélos. Dès l’arrivée mardi matin, nous prenons la route de la côte en direction de Carthagène, que nous mettrons 6 jours à atteindre après 460 km. La chaleur écrasante (plus de 35 degrés) ne nous a pas empêchées d’avaler en moyenne 75 km par jour! Nous traversons beaucoup de bananeraies (de plataneraies devrais-je écrire puisqu’il s’agit des plantains qui sont considérées comme des légumes et non des bananes sucrées que nous connaissons), ces plantains sont principalement exportées. Cette région est très luxuriante, très verte aussi, nous passons par des endroits qui ressemblent à la Normandie : des pâturages, des vaches, les seules différences sont les bosses sur les vaches, les palmiers et quelques 25 degrés de plus…D’autres endroits sont au contraire très arides et les vaches maigres, les contrastes sont saisissants.

Les premiers jours nous alternons piste (tapada comme ils disent ici c’est bien vrai!) et route goudronnée, la vitesse moyenne passe alors de 10 km/h à 15.5! Les camions chargés de bananes nous dépassent, parfois même des hommes sur des vélos d’enfants! La matinée du second jour est épique, la piste est détrempée par une nuit de pluie torrentielle. Les camions patinent, tous sont à l’arrêt et leurs chauffeurs tentent de reboucher les bassines de boues. Au milieu de ce capharnaüm, je dérape et m’étale dans la boue! Nous sommes justement récompensées de cette journée par un bain de boue le soir même à Arbolete! C’est un volcan qui recrache la boue des profondeurs sous-marines, non sans emporter aussi un peu de pétrole… Pas un touriste à la ronde ici, dès que j’ouvre la bouche les gens ouvrent grand les yeux…je me sens très blanche. Il y a peu de mélange de couleurs de peau ici, tous descendent des esclaves qui se sont échappés aux siècles passés des propriétés du centre (Bogotá et Medellín). Cette région est aussi particulièrement machiste mais en même temps très joyeuse : chaque maison dispose d’enceintes et met la musique le plus fort possible! C’est étourdissant surtout lorsqu’il faut venir à bout d’une côte de 3 km! Après 3 jours, le goudron est plus fréquent et les camions aussi. Il y a de nombreux barrages de police pour assurer une présence et montrer que la région est contrôlée. Aucun danger de ce côté, ils ont tous été très aimables. Les plages aussi sont désertes, seulement je reste perplexe face à la quantité de détritus qui gâchent le paysage, l’éducation joue vraiment un grand rôle. Les régions côtières ont été jusqu’à maintenant délaissées et n’ont pas bénéficié des programmes de développement sociaux et d’infrastructures gouvernementaux.

Nous n’avons pas de difficultés à négocier les prix des hôtels vu l’état dans lequel nous arrivons le soir! Un soir nous dormons dans une splendide maison en bord de mer pour 30 000 pesos à 2 (environs 12 euros)!

Nous atteignons le centre historique de Carthagène dimanche soir, il fait déjà bien nuit, nous n’avions pas prévu les 10 km de traversée des faubourgs inondés de la ville… le compteur affiche aujourd’hui 114 km! La ville coloniale est superbe, colorée, animée et tranquille, il y fait très chaud. Nous sommes étonnées de la vaillance de nos muscles qui ne tirent pas du tout! Je vous laisse avoir un petit aperçu de la ville!

Prochaine étape : le parc Tayrona où je me rends seule mais en bus par prudence.[/fr]

[es]Partimos el lunes 19 de abril para Turbo en autobús con Maria Fernanda y nuestras 2 bicicletas. A partir de nuestra llegada el martes en la mañana, tomamos la carretera de la costa en dirección a Cartagena, la cual nos tomaría 6 días, después de 460 km. El calor aplastante (de más de 35 grados) no nos impidió que pedalearamos a un promedio 75 km por día! Cruzamos muchos plantaciones de banano (o plataneras debería decir puesto que se trata de plátanos que son considerados como verduras y no los bananos dulces que conocemos), Estos plátanos y bananos se utilizan principalmente para la exportación. Esta región es muy exuberante y muy verde también. Pasamos por lugares que se asemejan a Normandía: con pastos y vacas, las únicas diferencias son las abolladuras sobre las vacas, las palmeras y aproximadamente 25 grados de más… los otros lugares son al contrario muy áridos y las vacas más flacas, los contrastes son abrumadores.

Los primeros días alternamos carreteras (‘tapadas’ como dicen aquí, lo cual es cierto!) y carreteras destapadas. La velocidad promedio pasó entonces de 10 km/h a 15.5!. ¡Los camiones cargados de plátanos nos sobrepasaban, a veces incluso de hombres sobre bicicletas de niños!. La mañana del segundo día fue épica, la carretera estaba ablandada y llena de huecos que parecían piscinas por una noche de lluvia torrencial. Los camiones patinaban, y todos estaban parados, y sus conductores intentaban rellenar con tierra los huecos de la carretera que rebosaban en lodo. ¡En medio de este caos, yo me deslicé y me extendí por primera vez en el lodo! ¡Igualmente esa noche nos recompensamos con un baño de lodo en Arboletes! Donde hay un verdadero volcán de lodo, que toma el lodo de profundidades submarinas, trayendo también consigo un poco de petróleo…

No hay un turista a la redonda aquí, en cuanto abro la boca la gente abre grande los ojos… y yo me siento muy blanca. Hay poca mezcla de colores de piel aquí, la mayoría descienden de esclavos escapados en los siglos pasados de las tierras más centrales (Bogotá y Medellín). Esta región es también especialmente machista pero al mismo tiempo muy alegre: ¡cada casa dispone de grandes estéreos y ponen la música lo más fuerte posible! ¡Es aturdidor sobre todo cuando es necesario llegar a la costa en 3 km!

Después de 3 días, el polvo es más frecuente y los camiones también. Hay numerosos retenes de policía para garantizar la presencia de la fuerza publica y poner de manifiesto que se controla la región. Ningún peligro por este lado, todos han sido muy agradables. Las playas también son desérticas, solamente me deja perpleja la cantidad de detritos que se pierden en el paisaje, la educación desempeña de verdad un gran papel. Las regiones costeras hasta ahora han sido olvidadas y no se beneficiaron de muchos programas de desarrollo sociales e infraestructuras gubernamentales.

¡No tenemos dificultades para negociar los precios de los hoteles visto el estado en el cual llegamos en las noches! ¡Una noche dormimos en una espléndida casa en borde de mar por sólo 30.000 pesos las dos (alrededor de 12 euros)!

¡Llegamos al centro histórico de Cartagena el domingo por la noche, bien entrada la noche, ya que no habíamos previsto los 10 km de travesía entre los barrios inundados de la ciudad… el contador indicó hoy 114 km! La ciudad colonial es magnífica, coloreada, animada y tranquila, hace muy calor. ¡Nos asombra la valentía de nuestros músculos que no tuvieron problemas en absoluto! ¡Le dejo tener un pequeño vistazo de la ciudad!

Próxima etapa: El parque Tayrona, a donde de dirijo sola y en bus por prudencia.[/es]

27 04 2010 » Colombie

6 Responses

  1. Anne avril 28 2010 @ 12 h 22 min

    Coucou ma belle! je suis bluffée par votre départ fulgurant. Après ces quelques tracas du début, tu dois être bien contente d’avoir pu tester ton vélo et tes biscotos :).
    besitos

  2. mama pollo avril 28 2010 @ 16 h 40 min

    Comme toujours les p’tits bouts sont adorables. Vous ne parlez pas de crevaisons…les pistes sont moins mauvaises pour les pneus que les chemins de Normandie? Ces photos nous font voyager et la carte de Colombie est affichée afin de suivre les pérégrinations prévues.
    Bien à toi.

  3. Juan Gonzalez avril 29 2010 @ 0 h 38 min

    Hola Coralie. Todo va muy bien, espero que continues disfrutando nuestro bello pais. Por favor traduce tu página para entender mejor tus relatos.

    Juan

  4. Ménine, Grand Père et Hélène avril 30 2010 @ 20 h 38 min

    Bonjour de Comigne,
    Où nous admirons votre force, 114 km, pas mal! Et les bains de boue-pétrole, c’est du courage aussi…Je(Hélène) suis avec Clarisse et Joseph à Comigne pour qq jours, et Ménine et Grand-père et nous tous pensons tres fort à vous…On suit votre périple avec attention (ici sur le vieil atlas de grand-père) et grand intérêt. On vous embrasse tres fort

    Ménine, Grand-Père et Hélène

  5. guillaume mai 1 2010 @ 19 h 42 min

    Salut lili, super tes photos ! t’as bien de la chance de faire ce voyage.. Pedalez bien, et prends soin de Maria! Bisous

  6. eva mai 2 2010 @ 11 h 30 min

    Miam miam le bain de boue

    t’as mangé quelques frites de plantain aussi? c’est tellement bon…

    Bisous