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Un an à vélo en Amérique du Sud

Deux semaines à Quito

Voilà déjà deux semaines que je suis à Quito et une semaine qu’Alexis est reparti au Brésil. Nous étions bien fatigués en arrivant le 25 mai, alors nous avons commencé par récupérer un peu : ballade dans la vieille ville, ballade au sommet du Roca Pichincha au dessus de Quito à 4600 mètres puis grimpette au sommet du Cotopaxi à 5897 mètres d’altitude ! Nous avions pédalé plusieurs jours au-dessus de 2000 mètres d’altitude et parcouru plus de 1000 km les semaines précédentes, alors la forme physique n’était pas mal !

Nous sommes montés au refuge le samedi avec Estefania et Jorge.

Le réveil a sonné à minuit et demi, tout le monde était déjà debout, nous nous sommes forcés à avaler un petit déjeuner puis nous nous sommes mis en route, les bons derniers à 1h30 du matin. On a soufflé, on a senti par moments l’altitude : on se sent un peu à l’étroit dans sa propre tête mais on a cramponné tant et si bien qu’une heure avant l’arrivée nous doublions les premiers partis. Alexis et moi sommes arrivés tout en haut pour le lever du jour, seuls au sommet du volcan à admirer un ciel de toutes les couleurs truffé de nuages et de cimes enneigées, c’était vraiment magique !

La descente nous a réservé de bien belles surprises aussi !

Et quelles couleurs en arrivant au-dessus du refuge ! A 8h nous étions de retour, la journée était finie !

Quito est une ville tout en longueur, sur un plateau haut perché à 2850 mètre de haut. Quand il fait beau on voit le Cotopaxi, l’Antisana et le Cayambe, tous des volcans enneigés. En 3 heures, on peut aller sur la côte, dans la forêt amazonienne ou au pied d’un volcan, quelle situation idéale ! Le centre ville historique est en cours de réhabilitation depuis quelques années, de style colonial, il est truffé d’églises pleines d’or absolument superbes.

La sécurité y est bien meilleure qu’avant, cependant j’ai quand même déjoué un vol en pleine journée : une jeune fille avait glissé la main dans la poche de la veste d’une piétonne. Et de manière générale, Quito est devenue plus dangereuse qu’il y a 10 ans, victime d’une expansion trop rapide et incontrôlée. On sent de gros efforts de la municipalité : le réseau de bus fonctionne bien (sur le modèle du transmilenio de Bogotá), le système pico y placa vient d’être mis en place pour limiter l’accès à Quito des véhicules en fonction de leur plaque d’immatriculation, le dimanche on peut traverser tout Quito à vélo car un trajet spécial est fermé aux voitures. Mais il reste des eaux contaminées qui s’écoulent dans les montagnes environnantes, les plus fortunés vivent dans des condominiums dans les banlieues de Cumbaya et Tumbaco, alors que dans certains quartiers de Quito s’entassent les familles plus pauvres.

Je suis épatée par l’accueil que nous ont réservé les équatoriens jusqu’à maintenant : je suis chez moi chez les Jacome, Luis m’a contacté par internet pour me donner tout plein de conseils et contacter toutes les municipalités par lesquelles je vais passer, les amis d’Estefania sont adorables, bref je me sens bien ici.

Dimanche dernier nous sommes allées entre femmes au ciclopaseo dans Quito : cela vous donne un petit aperçu de Quito de jour !

09 06 2010 » Equateur