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Un an à vélo en Amérique du Sud

Monica et ses filles : une troupe pas comme les autres

Monica est Uruguayenne. Mariée à un Français, Yves, elle vit à Santiago. Yves est expatrié Suez, il s’occupe du traitement des eaux usées pour la région de Santiago. Monica a un récent diplôme en Histoire de l’Art et beaucoup d’ambitions dans ce domaine. Elle a déjà donné une conférence à la maison de l’Amérique latine à Paris, découvert des œuvres perdues d’un artiste baroque espagnol, son enthousiasme pour l’immense terrain de jeux que représente l’Amérique latine pour un historien d’Art est communicatif. Son autre passion est la famille, enfin elle ne le dit pas mais cela se sent.

Monica à quatre enfants. L’aîné, Gaël, vit à Paris. Ses trois filles, Violaine, Tania et Anaïs vivent à quelques pâtés de maison de leurs parents. Elles ont chacune un enfant, à la mode sud-américaine. Violaine a 26 ou 27 ans, je crois, et un petit garçon, Teo. Violaine fait de la mosaïque en céramique et donne des cours de Taekwondo.

Tania, a une petite fille de deux ans, Aylén. Elle fait partie de la sélection chilienne de Taekwondo et a participé aux championnats du monde en Nouvelle Zélande cette année. Elle est classée 3ème dans la catégorie Senior Female Patterns 2nd Dan, n’allez pas me demander ce que cela signifie…

Violaine et Tania vivent ensemble avec leurs enfants, dans une petite maison d’un quartier populaire près de la station « Los Dominicos », qu’elles louent à leurs parents. Entre sœurs, elles partagent tout. Les repas sont particulièrement animés, entre jeunes mamans et jeunes enfants, une joyeuse confusion règne !

Anaïs, la plus jeune a une petite fille de 5 ou 6 ans, Kiara, métisse. Elle est la seule à vivre avec le père de l’enfant. Lui est brésilien, noir, et a eu un peu de mal à s’adapter aux regards interrogateurs ou curieux des chiliens qui ne connaissent que très peu les noirs. Kiara est fière de ses racines africaines, même si pour elle, le terme de racine est mêlé de poésie et d’imaginaire : « Maman m’a dit que si j’ai les cheveux crépus, c’est parce que j’ai des racines africaines ».

Plus latines que françaises, elles sont toutes d’une hospitalité à toute épreuve et sont surtout des mères bien présentes et actives ! Hors des codes sociaux habituels de leur classe sociale, elles semblent tout à fait épanouies dans leurs occupations et vies de familles.

J’ai tenu à écrire ce portrait, car les 3 jours en leurs compagnies ont été à la fois très dépaysant et très rafraîchissant et m’ont confirmée dans le fait qu’on peut très bien trouver son équilibre hors des sentiers battus ! Merci à cette jolie troupe !

13 04 2011 » Rencontres